| Peuple | бай · 白族 Báizú |
| Région | Yunnan, Dali : au pied du Cangshan et au bord de l’Erhai, les pentes à thé de Gantong |
| Rôle | cultivent |
Thé
三道茶 sāndàochá — la première tasse est amère 苦茶, faite de thé vert grillé du Cangshan, la deuxième est douce avec des copeaux de noix et du sucre de canne, la troisième 回味茶 avec du miel, de la cannelle et une pincée de poivre du Sichuan. Liste nationale du patrimoine immatériel, 2014
Excroissance au sommet du crâne
Une boucle de mousse à trois tours : une spirale de mousse fouettée s’élève depuis le sommet, à la base un bonnet de petites bulles, vers le sommet le tour se rétrécit. Ni peigne ni crochet — une spirale ascendante, et contrairement à la boucle-crochet de Yanki elle se déploie vers le haut
Coiffe
Un bandeau-croissant rigide, porté incliné : un mince arc au-dessus du sourcil, dessus blanc, bordure florale brodée, une fente sous la spirale au point haut de l’arc ; à la tempe gauche un seul long gland de soie blanche, plaqué contre l’épaule. À 6 mm, le contour est un mince arc en trait plus un fin cordon jusqu’à l’épaule, tandis que l’écharpe daï au même endroit est un volume dense et incliné et une large bande de tissu. Le crâne derrière l’arc reste visible
Vêtement
Chemise blanche, gilet rouge sans manches 领挂, tablier brodé à liens, chaussons tissés. Dans le dos un panier ; dans les mains un petit plateau en bois avec trois tasses — des objets, pas des personnages
Palette
Blanc et rouge sur bleu délavé, chacun en trois tons — le seul personnage chez qui le blanc domine le sombre ; un seul point d’argent au lien du tablier. Le vert ne va pas sur la coiffe — le dessus de la coiffe est blanc
Pourquoi ce n’est pas une caricature
La coiffe est prise dans sa forme quotidienne et sans le moindre ajout : l’arc n’est pas plus haut que nature, le gland est unique et non en bouquet. Pas de variantes nuptiales ni d’apparat. Le dicton 风花雪月 porté par la coiffe est rapporté sur la carte en une ligne comme ce que l’on dit à Dali — pas comme notre interprétation. Les trois tasses sont présentées comme la séquence du travail de l’hôte auprès de l’invité, et non comme un « rituel mystique » ; aucune affirmation sur les propriétés de la boisson. Les tasses sur le plateau restent des objets : la tasse anthropomorphe est interdite, et aucune des trois ne reçoit ni yeux ni visage