| Peuple | Kirghizes · |
| Région | Xinjiang, préfecture autonome kirghize de Kizilsu : Artush et la vallée du Kizilsu |
| Rôle | boivent à leur manière |
Thé
砖茶 zhuānchá et 茯茶 fúchá préparés avec l’eau de neige et de source du Kizilsu : la feuille est d’abord bouillie dans la théière jusqu’à obtenir une couleur sombre, puis le lait est versé et salé, porté à ébullition une seconde fois, et la théière reste au bord du foyer toute la journée. La particularité ici tient au rythme plutôt qu’à la recette : les éleveurs ne prennent qu’un repas solide, le soir, et tiennent toute la journée sur les pâturages grâce au 奶茶 nǎichá accompagné de 馕 náng, se resservant une tasse jusqu’à dix fois. De là vient le nom du personnage : une journée entière portée par le seul thé. Versants orientaux du Pamir et du Tian Shan.
Excroissance au sommet du crâne
Crête figée de mousse de thé : une excroissance dense et basse au bord ondulé, d’un ton chaud ambre fondu tirant sur le roux, à la surface mate — comme si la pellicule prélevée sur le thé s’était dressée au sommet du crâne et durcie ; sur le bord inférieur, un liseré sombre d’infusion ceinture l’excroissance à la base.
Coiffe
卡尔帕克 kǎ’ěrpàkè — un ak-kalpak de coupe quotidienne en feutre foulé d’un ton chaud gris clair : la calotte est relevée haut, les parois convergent vers un sommet arrondi, il n’y a aucun bord, à l’avant une courte fente dont les bords sont plaqués contre la calotte. Un galon sombre borde le bord inférieur et suit les quatre coutures des coins jusqu’au sommet, divisant le champ clair en quartiers — le liseré sombre des coutures du kalpak est documenté. La fente pour l’excroissance se trouve sur le pan avant, tout près du sommet.
Contour à 6 mm. Un coin haut. Un coin de feutre plein sans bord, à l’avant il ne se lit que par la fine ligne de la fente : il se distingue du yanki par l’absence totale de bord — là, le triangle repose sur une large ligne horizontale, ici le coin se dresse directement sur le crâne ; du maonan, en ce que chez celle-ci la coiffe elle-même ne monte pas : l’enroulement est bas et lisse, au-dessus de la fontanelle ne se dresse que la petite crête des éclisses de son excroissance, ici toute la masse de la coiffe se dresse en un seul coin vers le haut ; des evenks, par une hauteur deux fois plus grande et des parois droites au lieu d’évasées.
Vêtement
Un chapan en drap de chameau, une ceinture enroulée deux fois, des bottes courtes, un feutre roulé dans le dos.
Palette
Feutre blanc à liseré sombre, drap de chameau sable, mousse crème pâle, liseré sombre d’infusion.